Cinélégende

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habiter les champs

Du 2 au 7 février

mardi 2 février, 20h : Film
  Au nom de la terre France, 103 min.) de Edouard Bergeon, avec présentation et débat en présence de Louis Mathieu, président de l'association Cinéma Parlant
Cinéma Les 400 coups, 2, rue Jeanne Moreau, Angers
Tarifs habituels aux 400 Coups : 8,20 €, réduit 6,60 €, carnets 5,40 € ou 4,80 €, moins de 26 ans 6 €, moins de 14 ans 4 € - tarif groupe, les matins  également, sur réservation (02 41 88 70 95) : 3,90 € 

jeudi 4 février, 20h  : Conférence légendaire  
Contes et légendes des travailleurs de la terre  par Geoffrey Ratouis, docteur en histoire

Le néolithique constitue la première et, sans doute, la plus importante révolution de l'aventure humaine. La découverte de l'agriculture et la domestication des animaux ont fait du nomade un sédentaire, intrinsèquement attaché à ce pays d'où il puise sa subsistance. Et si du fruit du travail de la terre sont nés les fondements de nos civilisations, les contes et légendes y puisent également leurs plus profondes racines.
Institut Municipal, place Saint-Eloi, Angers
Gratuit

dimanche 7 février, 14h30 à 17h : Atelier d'écriture, Ecrire les champs
"Les pieds sur terre", "Être terre à terre" : autant d'expressions qui disent notre rapport avec la terre-mère. Faites-vous rat des champs pour venir écrire la campagne et le terroir en ce réveil de la Nature avec l'association Passez-moi l'expression  !
Des exercices pour faire fleurir une littérature champêtre et évoquer la vie paysanne d'hier et d'aujourd'hui… Supports variés (photos, vidéo, textes...). Ambiance conviviale, collation offerte.

La Marge, 7 rue de Frémur, Angers
Jauge limitée à 8 personnes
12 €, réduit 9 €
Renseignements et réservations :  passezmoilexpressionasso@gmail.com

Commentaires

Textes de Philippe Parrain

Nous avons vu avec Cinélégende comment l'homme, qui à l'origine appartenait à la nature et vivait en symbiose avec elle, peut aujourd'hui se retrouver coupé de cette source vivifiante, rejeté dans un environnement hostile, amputé de lui-même.

L'Âge d'or pourtant promettait l'abondance, lorsque, comme le rappelait Ovide, " la terre, sans être labourée, produisait des moissons, et le champ, sans être travaillé, blondissait sous de lourds épis, lorsque coulaient des fleuves de lait et des fleuves de nectar, et que l'écorce des chênes distillaient des gouttes de miel blond ". Mais ces jours bénis ne sont plus. L'homme s'est vu " chassé du jardin d'Éden, pour qu'il cultivât la terre d'où il avait été pris ". Il lui a fallu prendre possession d'un terroir, y imposer sa domination, l'entretenir et le valoriser. Et, en retour, pour se nourrir, recueillir les fruits qu'une terre généreuse dispense au centuple.

Livres

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FILMS

. Terence Mallick, Les Moissons du ciel, 1978.
. Mehboob KHAN, Mother India, 1956
. King VIDOR, Notre pain quotidien, 1934
. Alexandre DOVJENKO, La Terre, 1930
. Peter WEIR, The Mosquito Coast, 1986
. Cédric KLAPISCH, Ce qui nous lie, 2017
. Claude BERRI, Jean de Florette, 1986 , 1986 .  

Programme 2020-21

 

Au nom de la terre 

France  - 2019 - 103 minutes - couleurs

Réalisation : Édouard Bergeon
Scénario : Édouard Bergeon, Emmanuel Courcel, Bruno Ulmer
Image : Eric Dumont
Musique : Thomas Dappelo
Interprètes : Guillaume Canet (Pierre Jarjeau), Veerie Baetens (Claire), Anthony Bajon (Thomas), Rufus (Jacques), Samir Guesmi (Mehdi)

 

SUJET
Pierre a 25 ans quand il rentre du Wyoming pour retrouver Claire sa fiancée et reprendre la ferme familiale. Vingt ans plus tard, l'exploitation s'est agrandie, la famille aussi. C'est le temps des jours heureux, du moins au début… Les dettes s'accumulent et Pierre s'épuise au travail. Malgré l'amour de sa femme et ses enfants, il sombre peu à peu… Construit comme une saga familiale, et d'après la propre histoire du réalisateur, le film porte un regard humain sur l'évolution du monde agricole de ces 40 dernières années.