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mémoire enfouie

Dans le cadre de la Fête de la Science, avec le soutien de la Région des Pays de la Loire

mercredi 27 septembre, 14-16h30 : Cinéma, webdocumentaire et devoir de mémoire, en participation avec l'Atelier Canopé de Maine-et-Loire
Comment combiner la projection d'un film et les ressources d'un web-documentaire en ligne pour sensibiliser à la mémoire des génocides et permettre un travail de mémoire avec eux ?

J, Angers connectée jeunesse, 12 place Imbach à Angers

Informations et inscriptions : Réseau Canopé

jeudi 12 octobre, 20h : Incertitude de la mémoire
Film documentaire
Je me souviens donc je me trompe 
(France, 52 min.) de Raphaël Hitier, présenté et commenté par le Dr Jean Barré du Centre Mémoire de Ressources et de Recherche, Département de neurologie du CHU d'Angers
 

Institut Municipal, place Saint-Eloi, Angers
Gratuit

mardi 17 octobre, 20h15 : Film
Le Labyrinthe du silence (Allemagne, 124 min.) de Giulio Ricciarelli, avec présentation et débat en présence de Louis Mathieu, président de l'association Cinéma Parlant
Cinéma Les 400 coups, 12, rue Claveau, Angers
Tarifs habituels aux 400 Coups : 8 €, réduit 6,50 €, carnets 5,30 € ou 4,70 €, moins de 26 ans 5,90 €, moins de 14 ans 4 € - tarif groupe, les matins  également, sur réservation (02 41 88 70 95) : 3,80 € 

jeudi 19 octobre, 18h30 : Conférence
Mémoire collective, mythe et réalité , par Geoffrey Ratouis, docteur en histoire, spécialisé en histoire culturelle

Vercingétorix jetant ses armes aux pieds de Jules César, Clovis brisant le vase de Soissons, Jeanne d'Arc libérant Orléans, Christophe Colomb découvrant l'Amérique : autant d'images d'Epinal, jadis inculquées dès le plus jeune âge à nos chères têtes blondes et qui ont forgé notre récit national. Pour autant, quelle est la part de vérité entre les mythes qui ont modelé notre mémoire collective et la réalité ?

Cette conférence se propose de revisiter les grandes figures du passé à la lumière des faits et de l'histoire.
Institut Municipal, place Saint-Eloi, Angers
Gratuit

vendredi 20 octobre, 20h : Atelier d'écriture, avec Schéhérazade (Véronique Vary)
La Marge, 7 rue de Frémur, Angers
Ouvert à tous : novices ou plus expérimentés
40 euros le cycle / 12 euros l'atelier
Renseignements et réservations : 02 41 86 70 80 - varyveronique@hotmail.com

  mardi 24 octobre, 13h30 : Film
Vice-Versa  (USA, 95 min.) de Pete Docter, présenté par Gildas Jaffrennou, enseignant cinéma, spécialiste du cinéma d'animation

Cinéma Les 400 coups, 12, rue Claveau, Angers
à partir de 8 ans
Tarifs habituels aux 400 Coups : 8 €, réduit 6,50 €, carnets 5,30 € ou 4,70 €, moins de 26 ans 5,90 €, moins de 14 ans 4 € - tarif groupe, les matins  également, sur réservation (02 41 88 70 95) : 3,80 €

Commentaires

Textes de Philippe Parrain

Les individus, comme les sociétés, ne sont pas le produit d'une génération spontanée. Chacun reçoit en héritage tout un passé : les instincts propres à l'espèce, la filiation, les caractères transmis par les gènes, le contexte géographique et historique... Sans oublier, peut-être, l'empreinte laissée par des vies antérieures, ou les sorts que de bons ou mauvais génies auraient pu dispenser à la naissance. Un patrimoine qui va composer autant de destins singuliers. Les Grecs parlaient de Moïra pour désigner cette part de bien et de mal, de fortune et d'infortune, de bonheur et de malheur qui se trouve ainsi assignée à chacun et dont il est impératif de se satisfaire afin de ne pas encourir le châtiment des dieux.

C'est sur ce terreau - ces strates superposées, en attente de révélation - que se greffe ensuite l'expérience : un long apprentissage au fil des ans dont les fruits, conscients ou non, s'amoncellent au creux de la mémoire et s'agrègent les uns aux autres. Ainsi que l'oubli, tout aussi nécessaire que les souvenirs pour affirmer une identité…

Le cinéma, qui observe et sonde la réalité, est un outil privilégié pour comprendre comment se façonne un devenir, entre prédestination et initiative, inquiétude et confiance, enrichissement et régression, pour voir comment un personnage se modèle au sein de l'environnement qui l'a vu naître.

Le Labyrinthe du silence

Le Labyrinthe du silence, premier long-métrage d'un réalisateur germano-italien, traite, avec une rigueur tout allemande, un sujet de dénonciation politique dans la tradition d'un Elio Petri ou d'un Francesco Rosi.

Le film rend compte de faits historiques et a été écrit en faisant appel à la participation de ceux qui en ont été les acteurs. Ce procès, connu comme le "second procès d'Auschwitz" (le premier s'étant tenu à Cracovie en 1947), s'est effectivement déroulé de décembre 1963 à août 1965 à Francfort. Vingt-deux membres de la direction du camp de la mort y ont été jugés. Alors que le procès de Nuremberg (1945/46) avait été l'affaire des vainqueurs, cet épisode, vingt ans après les événements, marqua pour une nouvelle génération un tournant dans les rapports que l'Allemagne entretenait avec son passé.

Le scénario est fidèle à la réalité et les protagonistes du film, tels le procureur général juif, Fritz Bauer ou le journaliste Thomas Gnielka,ont conservé leurs noms. Le seul personnage fictif est le héros, Johann Radmann, portrait composite de trois personnes réelles, qui a été créé afin d'établir le lien avec les spectateurs.

Voir le dossier pédagogique

Vice-versa

Ce film traduit le délicat moment du passage de l'enfance à l'adolescence, lorsque la personnalité se construit au fil des expériences, en lien avec les souvenirs qui se sont ainsi accumulés.

C'est en regardant sa propre fille grandir que Pete Docter - qui avait déjà réalisé Là-haut - eut l'idée de créer un film qui serait centré autour des émotions humaines et qui chercherait à répondre à la question qu'un grand nombre de parents se posent : "Que peut-il bien se passer dans la tête de nos enfants lorsqu'ils grandissent ?" . Il a voulu se tenir près de la réalité scientifique, et s'est assuré le conseil de psychologues pour décrire le quartier cérébral où s'affairent les émotions et se forment les souvenirs qui iront rejoindre le gigantesque entrepôt de stockage de la mémoire à long terme.

L'enjeu de la réalisation était de faire cohabiter, en les identifiant visuellement, deux univers différents : la vie de Riley et ce qui se passe dans sa tête.

Voir le dossier pédagogique

Programme 2017-18

 

 

le labyrinthe du silence

Allemagne  - 2014 - 124 minutes - couleurs - VO

Réalisation : Giulio Ricciarelli
Scénario : Elisabeth Bartel et Giulio Ricciarelli
Image : Roman Osin
Musique : Niki Reiser
Interprètes : Alexander Fehling (Johann Radmann), André Szymanski (Thomas Gnielka), Friederike Becht (Marlene), Johannes Krisch (Simon Kirsch), Johann von Bülow (Otto Haller), Gert Voss (Fritz Bauer)

SUJET
Allemagne, 1958 : un jeune procureur soulève un voile sur le passé et découvre avec horreur ce que représenta le camp d'Auschwitz. Il entreprend de mettre à jour la réalité des faits et réunit les pièces et témoignages décisifs pour l'ouverture d'un procès contre d'anciens SS y ayant servi. Mais il se trouve confronté à l'hostilité de ceux qui préfèrent oublier cette tragique période. Déterminé, il fera tout pour que les Allemands ne fuient pas leur passé. Le procès se tiendra à Francfort, de 1963 à 1965.

vice-versa

USA, - 2015 - 95 minutes - animation - couleurs - VF

Réalisation : Pete Docter, Ronnie des Carmen
Scénario : Pete Docter, Meg Lefauve, Josh Cooley
Personnages créés par Chris Sasaki
Musique : Michael Giacchino 


Voix : Charlotte Le Bon (Joie), Pierre Niney (Peur), Gilles Lellouche (Colère), Mélanie Laurent (Dégoût)

SUJET
Les parents de Riley, 11 ans, déménagent dans une grande ville. La fillette doit s'adapter à cette nouvelle vie. Cinq émotions - Joie, Peur, Colère, Dégoût et Tristesse - veillent à ce qu'elle soit heureuse. Elles impriment dans son esprit des souvenirs représentés par des boules d'une couleur différente selon l'émotion dont ils sont porteurs. Mais la situation devient préoccupante lorsque Joie et Tristesse se perdent accidentellement dans les recoins les plus secrets de son cerveau : la Mémoire à long terme, le Pays de l'Imagination, la Pensée Abstraite ou la Production des Rêves. Jusqu'à ce que les émotions comprennent qu'elles sont complémentaires : les nouveaux souvenirs deviennent multicolores, permettant à Riley de retrouver son équilibre et de progresser dans la vie.

Je me souviens donc je me trompe

France - 2016 - 52 minutes - couleurs

Réalisation : Raphaël Hitier


SUJET
Notre mémoire, influencée de mille façons, nous trompe quotidiennement. Des dizaines de chercheurs démontrent l'existence des faux souvenirs et décortiquent les mécanismes de cette distorsion, grâce à l'imagerie cérébrale ou à des protocoles expérimentaux. Quelle confiance accorder à nos souvenirs qui forgent pourtant notre identité ? Quel rôle dans la maladie d'Alzheimer ? Quelle place pour le témoignage dans les affaires judiciaires ?

On sait injecter de faux souvenirs chez la souris et augmenter les capacités mnésiques chez l'homme… Sans oublier l'optogénétique, une nouvelle technique qui révolutionne les neurosciences et permet d'effacer et de restaurer, à la demande, les souvenirs dans le cerveau des souris. On pourrait ainsi traiter la maladie d'Alzheimer ou les syndromes post-traumatiques, ou bien manipuler, voire conditionner les individus…